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Stress : Comment se relever de sa détresse ?

Quand le travail nous pousse à bout, quand l’école épuise nos enfants, quand le moral est au plus bas ; le cercle vicieux du stress nous pousse dans nos retranchements, nous oblige à nous faire sortir les armes, ou nous pousse vers la fuite ou le déni…. Mais combien de temps cela va-t-il marcher ?
Suivez-nous dans ce parcours de découverte des mécanismes du stress, des soins et de la prévention que l’on peut mettre tous les jours dans sa vie pour qu’il y ait stress (positif !) sans détresse

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Par Léa Maggiore – le 24 Novembre 2017

Comment le stress nous rend malade ?

Les scientifiques ont longtemps cru que l’esprit et le corps travaillaient de façon indépendante. Désormais, on sait que des tensions psychiques peuvent affaiblir le système immunitaire et contribuer au développement de pathologies.

Le cerveau peut être affecté par un stress permanent et fragiliser son équilibre chimique. Son activité se modifie et les pensées négatives se multiplient, on est alors plus sujet au trouble de sommeil, à l’anxiété, la dépression, le burn-out.

Les muscles eux sont à risque de contractures avec développement de douleur dans la nuque (cervicalgies) et maux de tête.

Le cœur est une des principales victimes du stress avec augmentation de formation de plaques athéromateuses (dépôts de graisse sur la parois des vaisseaux du cœur) et risque que celles-ci se bouchent (angor, infarctus).

Le taux de sucre dans le sang est modifié par l’hormone du stress, le cortisol, qui diminue les effets de l’insuline qui permet de diminuer la glycémie. Le pancréas compense en sécrétant plus d’insuline et ceci l’épuise. Le diabète pointe son nez….

Les yeux sont touchés par l’intermédiaire de l’augmentation de la pression intraoculaire, qui peut mener à une dégradation du nerf optique, donc à un glaucome, une réduction progressive du champ de vision.

L’intestin, c’est bien connu peut lui aussi être très affecté par le stress, siège des affections émotionnelles, l’intestin réagit, s’inflamme et devient perméable à des molécules toxiques. C’est le début des ennuis….

La détresse : “je ne peux pas continuer ainsi”

En Allemagne, le nombre d’arrêts maladie liés au burn-out (épuisement physique et psychique prolongé) a augmenté de 700% entre 2004 et 2014. En France, plus de 3 millions de salariés seraient à haut-risque de burn-out. Quand une personne est en détresse, ce que l’on peut craindre,  c’est le burn-out : la dernière étape d’une longue période de souffrance pendant laquelle les sujets sont déjà moins concentrés, moins productifs, moins avisés. D’abord il y a l’épuisement émotionnel : l’individu se sent fatigué et frustré, il redoute chaque nouvelle journée de travail. Puis vient en second la baisse des performances : le sujet se sent insatisfait de ce qu’il accomplit, il a l’impression de manquer de concentration, d’attention et de résistance. Et enfin la “dépersonnalisation” : la personne adopte face à son travail une attitude distante, négative, cynique ou insensible. Au maximum des manifestations, la moindre des tâches peut sembler insurmontable.

Le burn-out est à ne pas confondre avec la dépression qui s’étend à tous les domaines de la vie, tandis que le burn-out se concentre sur l’activité professionnelle.

Le burn-out, l’anxiété, la dépression, les troubles psychosomatiques n’épargnent pas les enfants ni les adolescents obsédés par leur réussite. Vivant dans une culture de la rivalité, accentué par les réseaux sociaux, l’obsession de la performance peut y être très marquée dans cette tranche de la population : peur de ne pas avoir accès aux formations les plus prisées, peur de ne pas faire le bon choix de vie qui garantira le futur statut social et donc “succès et bonheur”…

Alors comment gérer son stress ?

Pour que le stress ne devienne pas détresse comme l’a dit l’endocrinologue Hans Selye, il faut rompre avec ses mauvaises habitudes.

Déjà sommes-nous égaux face au stress ? Sûrement pas ! Le même événement va causer un stress chez un individu, mais pas chez un autre. De plus il existe des contextes de vie qui y sont plus favorables que d’autres : travail éprouvant, consommation d’excitants comme tabac, café, manque d’activités physiques, augmente la sécrétion d’adrénaline et abaissent le seuil de déclenchement du stress.

Comment s’en guérir ? La parole est libératrice et si vous souhaitez comprendre comment vous avez été amené à cette situation et comme il est possible d’en sortir, les psychothérapies sont très utiles car les tenants et les aboutissants de ces situations sont souvent complexes. Vous pouvez commencer par en parler à votre médecin qui pourra à son tour vous réorienter si c’est nécessaire (psychologue, psychiatre, psychothérapeute, coach de vie).

Comment s’en prémunir ? On y parvient en ayant une meilleure hygiène de vie. Grâce à cela on devient moins sensible, on encaisse mieux les agressions extérieures et les chocs qui auparavant nous irritaient et nous blessaient, à faible dose.

Vous pouvez quoiqu’il arrive intégrer un peu de méditation dans votre vie quotidienne pour se libérer de la pression mentale. Vous verrez, au fil des séances, votre cerveau s’exercera à atteindre un niveau de quiétude de plus en plus aisé.

Et n’oubliez pas : respirez, relâchez…..