L’appendicite est une inflammation courante touchant de préférence les personnes âgées de 15 à 30 ans, bien qu’elle puisse se déclencher à n’importe quel âge : elle reste cependant très rare avant 3 ans. La bonne nouvelle, c’est qu’elle se soigne facilement de nos jours. Du moins quand elle est diagnostiquée rapidement ! En effet, de graves complications peuvent survenir si elle est prise en charge trop tardivement. C’est pourquoi il est recommandé de consulter dès l’apparition des symptômes d’appendicite. Bien sûr, encore faut-il les identifier : pour vous aider, on vous explique l’essentiel à savoir pour reconnaître une crise d’appendicite.

Symptômes appendicite

De quel côté est l’appendicite ?

En premier lieu, rappelons que l’appendicite n’est pas un organe mais l’inflammation soudaine de l’appendice vermiculaire, une petite excroissance du cæcum (partie du côlon) : elle est souvent liée à une infection mais il existe d’autres causes plus rares comme la présence de parasites ou d’une tumeur par exemple. L’appendice en question est situé en bas, à droite de l’abdomen. Cependant, la douleur ne se manifeste pas toujours immédiatement à cet endroit : elle peut débuter au niveau du nombril avant de « descendre » plus ou moins rapidement vers la partie inférieure droite de l’abdomen. En temps normal elle s’accentue au cours des 24 premières heures.

La douleur est-elle un symptôme d’appendicite fiable ?

Courant : oui. Fiable à 100% : non. D’une part, parce que la douleur peut être très diffuse dans certains cas au point de passer pratiquement inaperçue, surtout chez les personnes âgées. D’autre part, parce que la douleur n’est pas toujours localisée au même endroit : parfois elle irradie dans le dos par exemple ou encore juste en-dessous des côtes droites. Cela s’observe essentiellement chez les femmes enceintes mais sa localisation peut aussi varier chez les jeunes enfants. Enfin, retenez que même si vous avez effectivement mal en bas à droite de l’abdomen, vous n’avez pas forcément une appendicite. En tout cas une chose est sûre : en cas de véritable crise, la douleur est permanente.

Quels sont les autres symptômes possibles ?

La douleur est souvent accompagnée d’un ou plusieurs autres symptômes. En effet, une crise d’appendicite peut aussi se manifester par :

  • de la fièvre, souvent modérée (en-dessous de 38,5°C) ;
  • des nausées et des vomissements ;
  • une perte d’appétit ;
  • des troubles digestifs comme de la diarrhée ou au contraire de la constipation ;
  • une boiterie si la douleur irradie dans la cuisse droite.

Il arrive aussi que la douleur s’apaise un instant avant que l’abdomen ne devienne très dur (sensation de « ventre de bois »). Cela indique habituellement que l’appendice s’est rompu en libérant divers agents pathogènes, entraînant au passage une péritonite. Dans cette situation appelez immédiatement le SAMU (15).

Comment savoir si on a l’appendicite : focus sur le diagnostic

Vomissements, diarrhée, douleur plus ou moins clairement localisée : vous l’avez sans doute remarqué, les symptômes appendicite sont peu caractéristiques. Le principe de précaution impose de consulter rapidement en leur présence mais les examens peuvent révéler de toutes autres causes comme une infection urinaire par exemple. Si la palpation et des analyses orientent le diagnostic, ce sont surtout les échographies et les scanners qui permettent de lever le doute. Grâce à eux, de nombreux appendices « innocents » sont épargnés chaque année alors qu’ils étaient parfois enlevés à tort par le passé.

Quels sont les traitements de l’appendicite ?

De nos jours, des traitements antibiotiques permettent d’éviter une intervention ou du moins de fortement retarder l’opération. Cela étant dit, l’ablation de l’appendice inflammé (appendicectomie) reste obligatoire la plupart du temps car il s’agit de la meilleure façon de prévenir à 100% les risques de péritonite, une inflammation du péritoine (membrane entourant les organes de l’abdomen) aux répercutions parfois mortelles. La bonne nouvelle, c’est que l’intervention est bien maîtrisée et relativement peu invasive grâce aux progrès chirurgicaux : il suffit souvent de pratiquer de toutes petites incisions ! A noter que même chez la femme enceinte, l’appendicectomie donne souvent de bons résultats : dans la majorité des cas, la grossesse se poursuit normalement après l’opération.