Chaque printemps, c’est pareil : les arbres commencent à fleurir, les yeux à piquer et le nez à couler… Bonjour les allergies printanières ! Déclenchée par des allergènes tels que les pollens, la réaction se manifeste par différents symptômes : rhinite, asthme, conjonctivite… qui peuvent coexister. Voici quelques bons réflexes axés médecine alternative pour soulager vos allergies printanières en douceur.

Pollens et allergies comment faire

Allergies printanières et phytothérapie

Sans effets secondaires, les plantes sont un bon moyen de lutter contre les allergies printanières, à commencer par le plantain. Plante phare de la pharmacopée traditionnelle, le plantain apaise les voies respiratoires et toutes les zones sensibles du corps, en contact avec l’environnement extérieur. Nous vous recommandons la prise de 25 gouttes de Teinture Mère de plantain dans un peu d’eau 3 fois par jour en cas d’allergie printanière, asthme ou rhinite allergique. Le plantain peut également être appliqué directement sur la peau.
Les bourgeons de cassis sont régulièrement recommandés aux personnes qui souffrent de rhinite allergique : ils agissent à la manière des corticoïdes, mais sans les effets secondaires, et bloquent la libération d’histamine (la molécule secrétée par les cellules de l’organisme quand il entre en contact avec l’allergène). Le cassis est également riche en manganèse et diminue la sensibilité des muqueuses respiratoires aux allergènes et stimule l’immunité.
La viorne, permet de soulager les voies respiratoires dans l’immédiateté, tout en apportant un surplus d’équilibre, utile lorsque l’organisme est déstabilisé par une sensibilité excessive à l’environnement.
Afin de préserver une bonne écologie intestinale et de traverser les périodes d’allergie printanière et de pollinisation plus sereinement, il n’est pas rare de préconiser un drainage. Optez pour des cures de chardon-Marin ou de romarin qui permettent de régénérer le foie.

L’homéopathie pour limiter la prise d’antihistaminiques

En préventif ou en curatif, l’homéopathie permet de limiter la prise d’antihistaminiques et est très efficace contre les allergies printanières.
L’idéal est de débuter le traitement 1 mois avant la date présumée de l’allergie en prenant 5 granules d’Apis mellifica 15 CH, 5 granules de Pollens 15 CH et 5 granules de Poumon Histamine 15 CH le soir au coucher. Ce traitement doit être poursuivi après l’apparition des symptômes.
L’euphraise est préconisée en cas d’éternuements fréquents, d’irritation oculaire et de larmoiement. Prendre 2 granules d’Euphrasia 5 CH, 3 fois par jour.
Le mieux, évidemment, est de consulter un médecin homéopathe ou votre pharmacien pour avoir une prescription personnalisée.

L’aromathérapie pour stimuler l’immunité

Les huiles essentielles aident à lutter contre les effets désagréables de l’allergie tout en stimulant l’immunité et en renforçant l’organisme. C’est le cas des huiles essentielles d’estragonde thym et de romarin, qui agissent comme des fortifiants, permettant de contrer un état de fatigue général et de revitaliser l’organisme affaibli.
Les huiles essentielles d’eucalyptus et de pin sylvestre agissent sur les voies respiratoires qu’elles soulagent.
Les huiles de mélisse et de tea tree, adoucissent et apaisent les yeux irrités.
Notez bien qu’il est nécessaire de respecter une posologie déterminée et une durée limitée, et s’assurer auprès d’un aromathérapeute de leur utilisation sans danger pour les femmes enceintes et allaitantes. Veillez à bien mélanger l’huile essentielle à une huile végétale avant toute application cutanée.

L’hydrothérapie contre les allergies printanières

Les eaux thermales ont des propriétés détergentes et apaisantes qui peuvent être d’un grand secours en cas d’allergies printanières, qu’elles soient cutanées ou respiratoires. Les cures d’hydrothérapie sont d’ailleurs remboursées à 65 % par la Sécurité Sociale dans ces indications.Le traitement est surtout local. Il est basé sur des irrigations, des inhalations, des pulvérisationset des nébulisations. Sans oublier les douches et les bains. La cure permet également de mieux comprendre sa maladie et de mieux la gérer. L’amélioration des symptômes est progressive. Il est d’ailleurs généralement recommandé d’effectuer une cure 3 années consécutives, puis une de rappel deux ans plus tard. Certaines stations thermales sont spécialisées dans l’allergie respiratoire (Amélie-les bains ou Le Mont-Dore par exemple). D’autres en dermatologie (Avène, La Roche-Posay), voire les deux (La Bourboule, Uriage-Les-Bains).

Et des réflexes à garder en tête !

Pour respirer un air sain à l’intérieur, il convient d’aérer 5 à 10 minutes par jour. Pendant la période des allergies printanières, aérez tôt le matin ou tard le soir lorsque la concentration des pollens dans l’atmosphère est la moins élevée. Rincez vous les cheveux le soir pour éviter de déposer les pollens accumulés sur l’oreiller et de provoquer l’allergie. Portez des lunettes et un chapeau pour éviter le dépôt des pollens dans les yeux ou sur les cheveux, et évitez de vous frotter les yeux. Pensez également à rouler fenêtres fermées en voiture et évitez la piscine : il a été démontré que le chlore agresse les muqueuses du nez et des yeux. Bref, protégez vous du mieux que vous pouvez !