Les vacances d’été s’ouvrent à vous avec les baignades, les cocktails et farniente ! Vous avez pris votre masque et votre tuba pour des baignades en eau turquoise, le paréo et les lunettes de soleil sont dans le sac… Alors pour éviter les déconvenues de la faune aquatique, venez piquer votre curiosité.

Piqûre de méduse

Soigner les piqûres de méduse

Transparentes et gélatineuses, les méduses semblent fragiles et inoffensives. Elles n’en sont pas moins redoutées des baigneurs à la mer… à juste titre !

Lorsqu’un baigneur passe près d’elle, la méduse se sentant en danger déploie ses tentacules recouvertes de capsules remplies de venin. Leurs piqûres, bien que rarement dangereuses, provoquent de fortes douleurs irradiantes et une sensation de brûlure. Il y a donc de quoi paniquer et le principal risque est celui de la noyade. Il faut donc rejoindre la berge pour faire les premiers soins.

Il est nécessaire de rincer la plaie à l’eau de mer et surtout pas à l’eau douce qui agit comme un stimulus pouvant provoquer l’ouverture des capsules encore fermées. Vous pouvez ôter les débris des tentacules avec une pince ou, faute d’en avoir une à disposition, recouvrir la plaie de sable et la racler, délicatement et sans frotter, avec une carte de crédit. S’il est inutile, comme on le conseille souvent d’uriner sur la piqûre, le venin étant thermolabile (se détruisant à la chaleur), vous pouvez avec délicatesse ramener une source de chaleur chaude (par exemple une cigarette) ou de l’eau chaude (attention à ne pas brûler la peau !) de l’endroit blessé pour détruire le venin. Le vinaigre est également efficace sur certaines méduses, notamment celles du pacifique ; mais inefficace voire aggravant sur les méduses de Méditerranée. Vous pourrez ensuite soulager la douleur à l’aide de glace et de médicaments antalgiques si nécessaire.

Pour éviter de se faire piquer :

  • éviter de vous baigner après une tempête qui ramène les méduses du large vers le bord
  • mettez des vêtements en nylon qui protègent des piqûres
  • même les méduses échouées sur le sable gardent leurs propriétés urticantes, donc méfiance !

Les oursins au vinaigre

On se protège des oursins en portant des sandalettes ou des bottes de plongées… et surtout en faisant attention où l’on marche. Il existe des oursins de différentes tailles. Certains sont venimeux et leur piqûre fera donc un peu plus mal.

Soigner une piqûre d’oursin est simple : il faut tout d’abord retirer les grosses épines puis plonger les parties du corps piquées dans du vinaigre pendant une demi-heure. Les épines sont constituées de calcaire va donc les dissoudre. Si la partie du corps touchée n’est pas facilement immergeable, il est possible d’appliquer des compresses imbibées de vinaigre.

Pour favoriser la sortie des dernières aiguilles enfoncées dans votre peau, vous pouvez également appliquer de la vaseline ou de l’homéoplasmine, ainsi que tout autre corps gras, qui aideront les aiguilles à sortir et protégeront la zone blessée.

Les poissons à éviter

Les poissons venimeux diffèrent selon les régions. En Europe, on trouve des vives et diverses raies. Dans le Pacifique et l’océan Indien, les principales menaces sont les raies, les rascasses venimeuses et les poissons-pierre (la blessure provoquée par ces derniers cause une douleur terrible).

Les venins de ces poissons sont dits thermolabiles, c’est-à-dire destructibles par la chaleur. Le traitement en cas de piqûre est donc analogue à celui des piqûres de méduses. Appliquer de l’eau la plus chaude possible, et ce jusqu’à une heure et demie dans le cas d’une atteinte par un poisson-pierre.

Les coupures de coraux

Les coupures dues aux coraux sont fréquentes chez les plongeurs inexpérimentés et les snorkelers débutants.

Lorsque l’on se coupe, la peau s’irrite rapidement car le corail y libère des spores. A nouveau, il est nécessaire de rincer la blessure à l’eau chaude. Il est possible que ces blessures s’infectent, il faut donc les suivre de près. Du fait du gonflement progressif, il est normal que l’état des plaies semble d’abord s’aggraver. Mais s’il ne s’améliore pas après quatre à cinq jours, il faudra penser à envisager un traitement antibiotique. Une guérison complète de ces coupures demandera généralement une quinzaine de jours.