Elle court, elle court, la maladie d’amour… Nos ébats les plus tendres ou les plus torrides peuvent parfois abriter des infections sexuellement transmissibles (IST) sans qu’on ne le sache. Plus ou moins graves, certaines se soignent facilement, d’autres sont plus tenaces, et peuvent nous suivre tout au long de la vie. Alors comment éviter ces IST ? Voici 5 bons réflexes à adopter d’urgence si vous ne les avez pas encore.

infection sexuellement transmissible

Se protéger

Lorsqu’on a un nouveau ou une nouvelle partenaire, il est essentiel de se protéger. Même si la personne est sûre d’elle et que vous lui faîtes confiance, vous ne pouvez être vraiment à l’abri que si vous faîtes ensemble un dépistage. Avant cela, le préservatif est de rigueur pour éviter les risques de contracter une IST pendant un rapport. Attention, la fellation sans préservatif est aussi une pratique à risque, puisque le virus du sida ou la bactérie de la chlamydia se transmettent entre autres par le liquide séminal (courant au début d’une érection) et par le sperme. Pour une protection optimale, le préservatif est à placer dès le début des préliminaires. Certaines caresses sexuelles peuvent aussi être contaminantes. Dans le doute, ou en l’absence de préservatif, l’abstinence est la meilleure des protections avant d’aller se faire dépister …

Observer quelques règles d’hygiène

La transmission de certaines IST ou MST peut aussi avoir lieu en partageant du linge contaminé, même si c’est assez rare. Soyez attentif en particulier lors d’essayage de maillots de bain ou de sous vêtements dans un magasin : gardez vos sous vêtements comme protection. De même, n’empruntez jamais le rasoir d’un ou d’une ami. Enfin, sachez que la consommation de drogues comporte des risques de contamination. C’est le cas avec la prise de cocaïne, de plus en plus répandue en France notamment chez les jeunes. Le partage de matériel de sniff type paille comporte un risque d’infection par bactéries, virus et champignons. Le risque le plus élevé est celui du partage de matériel d’injection type seringue, où la transmission du virus du sida, de la syphilis et des hépatites est fréquente.

Se faire dépister régulièrement

Afin de pouvoir prendre en charge une éventuelle IST, il est primordial de faire régulièrement des tests de dépistage. Faire un frotti tous les deux ans chez le gynécologue permet aussi de détecter un papillomavirus en cas de doute. Il faut en faire la demande. Sachez que la fidélité dans un couple n’empêche pas la venue de ce virus qui peut avoir un temps d’incubation de plusieurs années et parfois être associé à une maladie auto immune. Votre gynécologue pourra encore poser un diagnostic si vous venez le voir pour des pertes irrégulières, des douleurs pendant la miction, des petits boutons ou des démangeaisons qui peuvent être les symptômes d’une IST.

Un simple test d’urine permettra également de détecter la présence de la chlamydia.Enfin, plusieurs tests de dépistages existent pour détecter le virus du sida. Vous pouvez vous faire dépister gratuitement dans un CEGIDD (centre de dépistage et de diagnostic), dans des locaux associatifs, des dispositifs mobiles habilités, ou dans un laboratoire d’analyses médicales. Vous pouvez encore acheter un autotest en pharmacie en cas de prise de risque après un rapport datant de plus de 3 mois.

Se faire vacciner contre certaines IST

Il n’existe malheureusement pas encore de vaccin contre le virus du sida, la mononucléose – dite aussi maladie du baiser – l’herpès buccal ou génital ni la chlamydia. Mais il existe un vaccin efficace contre l’hépatite B, maladie du foie extrêmement contagieuse et incurable. Ce vaccin controversé pour ses effets secondaires potentiels permet tout de même d’éviter cette IST grave et répandue. Il est aussi possible avec un vaccin de prévenir la majorité des papillomavirus, responsables de cancer du col de l’utérus et de stérilité chez la femme. Ce vaccin est plus efficace lorsqu’il est inoculé à l’adolescence.

Se faire soigner et avertir ses partenaires

Certaines IST peuvent être traitées. La syphilis, la chlamydia et la blennorragie (dite chaude pisse) se soignent avec des antibiotiques sur des traitements plus ou moins longs. Il faut réagir vite dans le cas de la chlamydia qui peut causer la stérilité chez la femme. L’herpès est incurable, mais des antiviraux permettent de soulager les crises. Quant aux condylomes ils pourront être retirés à l’hôpital par électrocoagulation. Dans tous les cas, prévenir vos partenaires est primordial pour qu’ils se fassent dépister, se soignent s’ils ont contracté l’IST, et ne vous la transmettent à nouveau ou à leurs futurs partenaires. Sachez aussi qu’il existe un traitement d’urgence si vous avez pris un risque avec une personne porteuse du VIH, si vous ne vous êtes pas protégé ou que le préservatif était défaillant. Il s’agit du TPE (traitement post exposition) qui doit être pris au maximum dans les 48 heures suivant le rapport. Rendez-vous aux urgences les plus proches de chez vous pour vous le procurer.