Par le Docteur Rageau, Médecin Généraliste

Les personnes souffrant d’hypochondrie agacent souvent leur entourage et leurs médecins. Pourtant leur mal-être est réel : ils n’ont pas rien. Ces « malades imaginaires » ont besoin eux aussi d’être reconnus, écoutés et traités car leurs préoccupations anxieuses sont souvent envahissantes dans leur quotidien.

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C’est quoi l’Hypocondrie ou Trouble Anxieux Généralisé ?

L’hypochondrie, plus qu’un symptôme

L’hypochondrie n’est pas, à proprement parlé, une maladie mais plutôt un symptôme anxieux qui s’inscrit dans un trouble anxieux généralisé (TAG). Mais ce trouble anxieux doit être pris au sérieux par le médecin et vérifié car il n’empêche pas la présence d’une réelle maladie organique.

Les causes de ce trouble sont souvent anciennes et s’inscrivent dans l’histoire du patient hypochondriaque (enfance insécure, maladie ou mort d’un proche dans l’enfance…), ou dans sa structure de personnalité (suggestibilité, besoin d’être rassuré, d’attirer l’attention, de se plaindre…). Mais quelques soient les causes, la souffrance est sincère et nécessite d’être reconnue et traitée car ces patients ne jouent pas la comédie vis à vis de leur entourage et de leur médecin.

Quelles sont les causes de l’hypochondrie ?

Les causes de ce trouble sont souvent anciennes et s’inscrivent dans l’histoire du patient hypochondriaque (enfance insécure, maladie ou mort d’un proche dans l’enfance…), ou dans sa structure de personnalité (suggestibilité, besoin d’être rassuré, d’attirer l’attention, de se plaindre…). Mais quelques soient les causes, la souffrance est sincère et nécessite d’être reconnue et traitée car ces patients ne jouent pas la comédie vis à vis de leur entourage et de leur médecin.

Les conseils du médecin face à l’Hypocondrie

Un bilan à la recherche d’une cause organique

Une des fonctions principales du médecin est de vérifier l’absence de cause organique. C’est pourquoi la prescription des examens complémentaires, comme une prise de sang, un électrocardiogramme ou la visite d’un spécialiste, est nécessaire pour cette vérification.

Comme le pire n’est jamais sûr, si ces résultats reviennent normaux, ils auront pour effets de rassurer le patient, en particulier s’ils s’accompagnent de paroles explicatives et rassurantes du médecin.

Des traitements adaptés

Un traitement du terrain ou symptomatique peut aussi aider à réduire les symptômes hypochondriaques comme des médicaments homéopathiques ou à base de plantes contre les palpitations, contre la douleur ou l’anxiété.

Enfin une bonne hygiène de vie (sport, relaxation, yoga, méditation…), alimentaire et la réduction des excitants nerveux (café, thé, sodas…) peuvent contribuer aussi à réduire le niveau d’anxiété à l’origine des symptômes hypochondriaques.

Une écoute pour trouver ce qui se cache derrière le symptôme

Mais au delà du symptôme, il faut parfois rechercher une cause psychologique récente comme un proche qui est malade, un accident de la voie publique… ou ancienne comme une histoire familiale émaillée de pertes, de drames ou de maltraitances. Une psychothérapie est alors indiquée pour cicatriser de cette enfance et retrouver la sérénité.

* DSM V (Diagnostic and Statistical Manual of Mental Disorders), Association Américaine de Psychiatrie (APA), troubles de symptômes somatiques, juin 2015

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