Vos yeux sont rouges et vous démangent : et si vous aviez une conjonctivite allergique ? Très courante, cette inflammation de l’œil reste généralement sans gravité. Elle n’est même pas contagieuse sous cette forme ! Cependant, il n’en reste pas moins nécessaire de consulter un médecin. Pour obtenir un traitement adapté bien sûr mais aussi pour vous assurer que vous ne souffrez d’aucune complication, comme une atteinte de la cornée : c’est rare mais cela peut arriver ! Symptômes, causes, traitements : on vous dit tout sur cette réaction allergique oculaire.

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Conjonctivite = allergie des yeux ?

Il n’existe pas une mais plusieurs sortes de conjonctivite : certaines sont liées à la présence d’allergènes, d’autres sont plutôt provoquées par des virus ou des bactéries. Mais quelle que soit la cause, ce terme désigne toujours une inflammation de la conjonctive, la membrane transparente recouvrant le blanc de l’œil et l’intérieur des paupières. Dans le cas d’une conjonctivite allergique, cette inflammation est provoquée par une réaction locale exagérée du système immunitaire lorsqu’un allergène entre en contact avec la surface de l’œil. Pour simplifier, on peut donc dire que cette forme de conjonctivite est une « allergie des yeux » bien que le nez soit aussi très souvent atteint…

Quels sont les symptômes de la conjonctivite allergique ?

Classiquement, ce type de conjonctivite touche les deux yeux : ils sont rouges, ils picotent, ils brûlent, vos paupières sont rouges et gonflées… Vous pouvez aussi avoir l’impression d’avoir du sable dans les yeux. Ces sensations sont plus ou moins intenses selon les circonstances : elles peuvent notamment être accentuées si vous portez des lentilles de contact… Mais les yeux ne sont pas forcément les seuls à être touchés ! En effet, si l’allergène responsable est propagé par voie aérienne, vos voies respiratoires seront sans doute aussi atteintes : éternuements et « nez qui coule » s’ajouteront alors à vos manifestations allergiques oculaires.

Quels sont les allergènes en cause ?

Dans le cas d’une conjonctive ponctuelle, il faut généralement chercher le responsable du côté des cosmétiques (ex. : fard à paupière, mascara). Cependant, vous pouvez aussi être allergique à un traitement médicamenteux : prévenez tout de suite votre ophtalmologue si vos symptômes s’aggravent quand vous mettez votre collyre par exemple. Les conjonctivites saisonnières, quant à elles, sont habituellement provoquées par des pollens. Enfin, reste le cas des conjonctivites perannuelles (présentes toute l’année, donc) : elles reflètent souvent une allergie aux acariens mais un contact régulier avec des poils de chat ou de chien par exemple peuvent aussi les expliquer.

Pourquoi et comment se faire diagnostiquer ?

Même si cette allergie des yeux reste bénigne dans la grande majorité des cas, nous vous recommandons de toujours consulter un médecin par précaution. A plus forte raison si vous portez des lentilles ou si vous avez un fort terrain allergique (ex. : vous avez déjà de l’asthme ou de l’eczéma) : ces facteurs favorisent les atteintes de la cornée, pouvant éventuellement évoluer vers la cécité si elles ne sont pas traitées à temps. Quant au diagnostic en lui-même, il se base essentiellement sur :

  • un interrogatoire concernant l’intensité et la fréquence d’apparition des crises de conjonctivite ;
  • des tests cutanés réalisés par un allergologue. Des analyses de sang ou plus rarement de larmes peuvent aussi être pratiquées.

Comment traiter et prévenir la conjonctivite allergique ?

Le traitement de la conjonctivite allergique s’appuie habituellement sur l’utilisation conjointe de sérum physiologique pour nettoyer les yeux et d’un anti-histaminique administré sous forme de collyre ou par voie orale. Un collyre à base de corticoïdes peut aussi être prescrit dans les cas sévères. En complément, des mesures doivent également être prises pour limiter autant que possible les contacts avec l’allergène responsable. Il peut s’agir d’éviter le cosmétique ou la substance médicamenteuse en cause par exemple. Ou encore d’enlever les tapis et de dépoussiérer régulièrement votre logement si vous êtes sensible aux acariens… Enfin, vous pouvez aussi envisager une désensibilisation en fonction de l’allergène, notamment en cas d’allergie aux pollens !