Le saviez-vous ? La Chlamydia, dite aussi infection à Chlamydia ou Chlamydiose, est l’IST (Infection Sexuellement Transmissible) la plus courante chez les jeunes de moins de 25 ans. Ce qui est loin d’être une bonne nouvelle car, bien qu’elle ne soit pas aussi redoutable que le VIH, la bactérie Chlamydiæ Trachomatis peut tout de même provoquer de graves complications si elle n’est pas combattue assez vite. En effet, elle présente un risque d’infertilité. Pour vous aider à l’identifier et vous en défaire rapidement, voici l’essentiel à savoir sur les symptômes, le dépistage et le traitement de la Chlamydia. 

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Les symptômes de Chlamydia propres à chaque sexe

Transmissible lors d’un rapport sexuel non protégé (oral, buccal ou anal) et de la mère à l’enfant lors de l’accouchement, la Chlamydia ne déclenche pas forcément de symptômes. Mais lorsqu’ils apparaissent, c’est généralement 3 à 6 semaines après la contamination. Chez la femme, on peut notamment constater des :

  • saignement vaginaux en-dehors des règles ou après les rapports sexuels ;
  • pertes vaginales blanches ou jaunes ;
  • douleurs abdominales ;
  • des lombalgies (c’est-à-dire des douleurs en bas du dos).

Tandis que les symptômes de Chlamydia propres à l’homme comportent plutôt :

  • des écoulements anormaux par le pénis, clairs ou laiteux ;
  • une inflammation des testicules, qui deviennent alors rouges, gonflés et douloureux ;
  • des démangeaisons de l’urètre.

Les manifestations possibles de la Chlamydiose chez les deux sexes

De nombreux symptômes de Chlamydia sont communs aux deux sexes. On peut ainsi observer, aussi bien chez l’homme que chez la femme :

  • une douleur ou une sensation de brûlure en urinant ;
  • des démangeaisons, rougeurs et douleurs oculaires. En effet, l’infection à Chlamydia peut parfois se propager aux yeux. D’ailleurs les bébés contaminés lors de l’accouchement ont souvent une conjonctivite (tout à fait soignable) ;
  • des démangeaisons, douleurs, saignements et écoulement anaux qui s’observent bien entendu lors d’une infection anale ;
  • de la toux, une gorge irritée, de la fièvre et des ganglions enflés au niveau du cou, suite à un rapport buccal non protégé.

Dépistage de la Chlamydia : n’attendez pas l’apparition des symptômes !

La Chlamydiose a la réputation d’être une « maladie silencieuse » car elle ne déclenche aucun symptôme visible dans de très nombreux cas : environ 70% des femmes et 50% des hommes atteints n’ont ainsi aucune conscience de leur maladie. Non traitées, ces personnes peuvent souffrir de diverses complications telles que (liste non exhaustives) :

C’est pourquoi nous vous recommandons de vous faire dépister systématiquement après un rapport à risque. Pas seulement contre la Chlamydia d’ailleurs : pensez aux autres IST !

En quoi consiste le dépistage de la Chlamydia ?

En premier lieu, retenez que cette IST est rarement détectable dans les 48 heures suivant le rapport non protégé. Mieux vaut donc attendre un peu avant de faire le test, sachant que la fiabilité des résultats est optimale à partir de 14 jours : pendant ce laps de temps, n’ayez aucun rapport non protégé par précaution. Mais si vous avez des symptômes visibles, il n’y a aucune raison de patienter ! En second lieu, sachez que le dépistage peut prendre différentes formes. Ainsi, des prélèvements buccaux, vaginaux ou encore anaux peuvent être pratiqués en fonction des symptômes observés. Les analyses urinaires sont aussi souvent utilisées chez l’homme et la femme. Les analyses de sang sont en revanche plus rares : elles sont surtout réservées aux bébés de moins de 3 mois.

Traitement Chlamydia : comment éradiquer cette bactérie ?

Mieux vaut prévenir que guérir ! Nous vous conseillons donc tout d’abord d’utiliser systématiquement des préservatifs si vous ou votre partenaire n’avez pas très récemment effectué un test de dépistage contre les IST. Pensez aussi à utiliser des préservatifs en cas de partage de sex-toys car ils peuvent véhiculer la Chlamydiæ Trachomatis. Quant au traitement de la Chlamydia en lui-même, il repose surtout sur la prise d’antibiotiques, éventuellement administrés par voie intraveineuse à l’hôpital en cas de complications. Un test de dépistage de suivi doit aussi être pratiqué 6 mois plus tard. Enfin, les partenaires susceptibles d’avoir été contaminés devront être prévenus pour être également traités si besoin. Bon à savoir : vous pouvez contracter cette infection plusieurs fois dans votre vie. Restez donc toujours vigilant(e) !