L’urticaire touche environ un individu sur cinq au moins une fois dans sa vie. Sa cause est parfois évidente, mais ce n’est pas toujours la cas. Il est donc important de se renseigner pour éviter une récidive et empêcher l’apparition d’éventuelles complications !

Urticaires et allergies

L’urticaire et ses complications

L’urticaire est une allergie de la peau. Elle se caractérise par la présence de boutons gonflés, rouges, isolés ou regroupés en plaques. Cela provoque d’importante démangeaisons. Les boutons peuvent être présents quelques minutes ou bien persister plusieurs heures, et bien qu’ils disparaissent, d’autres peuvent apparaître ailleurs.

Les différents types d’urticaire :

  • L’urticaire aiguë : elle est isolée et régresse spontanément. Le plus souvent elle est d’origine allergique et apparaît donc rapidement après contact avec l’élément allergène.
  • L’urticaire chronique : elle dure plus de six semaines.
  • L’urticaire systémique : elle est d’origine auto immune. Elle résulte d’un dysfonctionnement du système immunitaire. Les lésions auront tendance à persister aux mêmes endroits, les démangeaisons seront rares, une fièvre pourra apparaître avec des douleurs articulaires ou digestives, …
  • Une urticaire pigmentaire, dite mastocytose : elle est caractérisée par la présence de globules blancs dans la peau ou dans les organes. Les boutons et plaques seront ici fixes, de petites tailles. Elles auront tendance à gonfler et rougir suite à un frottement.
  • Une urticaire géante : elle recouvre une grande surface de peau, il y a donc plus de chance que des complications apparaissent.

Parmi les complications les plus répandues, on retrouve :

  • L’urticaire profonde ou œdème de Quincke : il est important d’en reconnaître les signes avant-coureurs afin de réagir rapidement : une sensation de gêne ou de blocage au moment de l’ingestion d’un aliment et une stagnation de la salive dans la cavité buccale. La personne ressent alors une grande angoisse, présente des difficultés à respirer et peut avoir des sueurs.
  • Le choc anaphylactique : Rapide et violent, il faut immédiatement appeler le SAMU ! Il associe les symptômes d’un œdème de Quincke avec un gonflement du visage, des vomissements, une douleur abdominale, un pouls accéléré, une somnolence…À noter que le risque de faire un choc anaphylactique est plus grand dans le cas des urticaires qui débutent par les paumes des mains, les plantes de pied ou le cuir chevelu.

Son origine

De nombreux éléments peuvent être à l’origine d’une urticaire, c’est pourquoi il est nécessaire de consulter un médecin.

Il existe des urticaires dues à l’ingestion d’un aliment allergène :

Il s’agit de la cause la plus répandue, elle peut également apparaître suite à une infection ou à la prise d’un médicament. Tous les médicaments sont potentiellement aptes à entraîner de l’urticaire. Les plus fréquents étant les antibiotiques, les antipyrétiques, les antalgiques, les anesthésiques généraux et les vaccins.

L’origine de l’urticaire peut également être physique comme par exemple:

  • Une pression forte et prolongée effectuée sur la peau, il s’agira donc d’une zone sensible.
  • Un léger traumatisme comme un frottement ou un grattage
  • Une stimulation vibratoire comme le contact avec un rasoir
  • Un contact avec quelque chose de froid
  • L’élévation de la température de la peau
  • Un contact avec de l’eau
  • Une réaction au soleil

Ou due au contact avec une substance comme :

  • Des plantes : orties, le thuya, le lierre, des algues, …
  • Des animaux : méduses, chenilles, fourmis, …
  • Substances chimiques

L’urticaire chronique est souvent d’origine psychologique : liée au stress notamment.

Traitements

Dans un premier temps, il faut détecter et éviter le facteur qui a déclenché la crise d’urticaire.

Ensuite, dans la grande majorité des cas un traitement par antihistaminiques est préconisé : loratadine, cétirizine, desloratadine (Aerius), …

Dans le traitement de l’urticaire avec des signes de gravité, le médecin administre généralement de l’adrénaline dans le muscle dès que possible. Il associe cela à une oxygénothérapie, de la cortisone et pose également une voie veineuse pour faire un remplissage vasculaire.

Le médecin délivre une trousse d’urgence contenant un kit d’adrénaline auto-injectable aux personnes à risques de réaction anaphylactique grave et une conduite à tenir en cas de survenue de crise.

Les conseils du médecin

Éviter les facteurs aggravant l’urticaire

Pour limiter l’urticaire, il faut limiter la prise des éléments suivants :

  • les aliments riches en histamine ou entraînant une libération d’histamine comme le thon, le maquereau, la charcuterie, le fromage, les tomates ou encore les fraises;
  • l’aspirine ou les anti-inflammatoires non stéroïdiens;
  • les inhibiteurs de l’enzyme de conversion ou les bétabloquants;
  • la cortisone.

Traiter localement

Pour améliorer l’efficacité des points précédents, vous pouvez également appliquer en local :

  • une crème anti-inflammatoire sur la zone concernée : Dermofénac, Onctose hydrocortisone
  • un topique antiprurigineux comme un Syndet. C’est un produit nettoyant dans lequel le savon a été remplacé par une substance qui respecte l’intégrité de votre peau et qui possède des propriétés nettoyantes

Diminuer les symptômes associés

Pour diminuer les symptômes de l’urticaire, vous pouvez également prendre de l’homéopathie comme de l’Histaminum 7 CH.

Enfin, penser à bien hydrater votre peau, c’est la base de la prévention !

Par le Dr Léa Magiore, Médecin Généraliste

prendre rendez-vous médecins en ligne